mercredi 27 janvier 2010
samedi 23 janvier 2010
"Toutefois, quelques femmes..."
22 Toutefois, quelques femmes qui sont des nôtres nous ont bouleversés: s’étant rendues de grand matin au tombeau23 et n’ayant pas trouvé son corps, elles sont venues dire qu’elles ont même eu la vision d’anges qui le déclarent vivant.24 Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ce qu’ils ont trouvé était conforme à ce que les femmes avaient dit; mais lui, ils ne l’ont pas vu."25 Et lui leur dit: "Esprits sans intelligence, cœurs lents à croire tout ce qu’ont déclaré les prophètes!26 Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela et qu’il entrât dans sa gloire?"27 Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Ecritures ce qui le concernait.28 Ils approchèrent du village où ils se rendaient, et lui fit mine d’aller plus loin.29 Ils le pressèrent en disant: "Reste avec nous car le soir vient et la journée déjà est avancée." Et il entra pour rester avec eux.30 Or, quand il se fut mis à table avec eux, il prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et le leur donna.31 Alors leurs yeux furent ouverts et ils le reconnurent, puis il leur devint invisible.32 Et ils se dirent l’un à l’autre: "Notre cœur ne brûlait-il pas en nous tandis qu’il nous parlait en chemin et nous ouvrait les Écritures?"33 A l’instant même, ils partirent et retournèrent à Jérusalem; ils trouvèrent réunis les Onze et leurs compagnons,34 qui leur dirent: "C’est bien vrai! Le Seigneur est ressuscité, et il est apparu à Simon."35 Et eux racontèrent ce qui s'était passé et comment ils l'avaient reconnu à la fraction du pain.36 Tandis qu’ils parlaient de la sorte, lui-même se présenta au milieu d’eux, et leur dit : La paix soit avec vous !
[…]45 Alors il leur ouvrit l’esprit, afin qu’ils comprissent les Ecritures.46 Et il leur dit : Ainsi il est écrit que le Christ souffrirait, et qu’il ressusciterait des morts le troisième jour,47 et que la repentance et le pardon des péchés seraient prêchés en son nom à toutes les nations, à commencer par Jérusalem.48 Vous êtes témoins de ces choses.
Antibes, Semaine de l'Unité, 23.01.10
jeudi 21 janvier 2010
Osée, prophète souffrant

16 Et il adviendra en ce jour-là - oracle du SEIGNEUR - que tu m'appelleras "mon mari", et tu ne m'appelleras plus "mon baal, mon maître".17 J'ôterai de sa bouche les noms des Baals, et on ne mentionnera même plus leur nom.18 Je conclurai pour eux en ce jour-là une alliance avec les bêtes des champs, les oiseaux du ciel, les reptiles du sol ; l'arc, l'épée et la guerre, je les briserai, il n'y en aura plus dans le pays, et je permettrai aux habitants de dormir en sécurité.19 Je te fiancerai à moi pour toujours, je te fiancerai à moi par la justice et le droit, l'amour et la tendresse.20 Je te fiancerai à moi par la fidélité et tu connaîtras le SEIGNEUR.
dimanche 17 janvier 2010
L’Incarnation du Ressuscité
Luc 24, 36-48
36 Comme ils parlaient ainsi, Jésus fut au milieu d’eux et il leur dit : "La paix soit avec vous."
37 Effrayés et remplis de crainte, ils pensaient voir un esprit.
38 Et il leur dit : "Quel est ce trouble et pourquoi ces objections s’élèvent-elles dans vos cœurs ?
39 Regardez mes mains et mes pieds : c’est bien moi. Touchez-moi, regardez ; un esprit n’a ni chair, ni os, comme vous voyez que j’en ai."
40 Et disant cela, il leur montra ses mains et ses pieds.
41 Mais étant néanmoins incrédules, loin de la joie et ébahis, il leur dit : "Avez-vous ici de quoi manger ?"
42 Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé.
43 Il le prit et mangea sous leurs yeux.
44 Puis il leur dit : "Voici les paroles que je vous ai adressées quand j’étais encore avec vous : il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la Loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes."
45 Alors il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Écritures,
46 et il leur dit : "C’est comme il a été écrit : le Christ souffrira et ressuscitera des morts le troisième jour,
47 et on prêchera en son nom la conversion et le pardon des péchés à toutes les nations, à commencer par Jérusalem.
48 C’est vous qui en êtes les témoins."
*
… Le Ressuscité, qui est là présent, donne à ses disciples de le découvrir dans la communion d’un repas partagé. Au concret de nos vies, le Christ de la résurrection nous a rejoints pour nous tirer de la mort.
Cet envoi se fonde sur la rencontre du premier envoyé, le Ressuscité. Envoyé pour rencontrer le monde, envoyé dans la chair jusqu’à la souffrance et à la mort. Rejoignant toutes les victimes des souffrances du temps — et là on pense à Haïti —, avec lui au jour de sa croix pour la promesse de leur résurrection.
Les disciples d’Emmaüs, eux, l’ont déjà rencontré, lors du partage du pain. Ils le savent, ils l’ont vécu, il est présent au milieu de nous, vivant ; et le même qu’hier, alors souffrant. Et lorsqu’ils disent leur expérience, les autres disciples, perçoivent bien quelque chose de cette présence. Mais ne saisissent pas… Un fantôme !
Mais voilà que ce n’est pas à cela qu’ils ont affaire ici. C’est bien Jésus vivant qui est ici, leur offrant sa paix : « La paix soit avec vous ». C’est bien lui qui est présent au récit des pèlerins d’Emmaüs. Pas un fantôme, mais Jésus en chair et en os. « Vous voyez que je suis en chair et en os », leur dit-il ! Et il leur montre ses mains et ses pieds…
Et Jésus partage leur repas, il en mange. Repas partagé, expérience de la rencontre : tout va changer. Alors leurs yeux s’ouvrent : « il leur ouvrit l’intelligence pour comprendre les Écritures », nous dit le texte.
Changement de nos intelligences : il s’agit de recevoir sa présence, d’entrer dans sa communion, de percevoir sa vie, concrète, au cœur de la nôtre ; dans un partage sans lequel on ne le perçoit pas en vérité. Or c’est là qu’est la vie et son fondement ; notre vie, notre sortie de notre mort.
Alors s’ouvre un monde nouveau, pour lequel il nous envoie à notre tour. Quiconque l’a rencontré est appelé du cœur de sa mort à vivre de sa vie — c’est vous, qui savez le Vivant au milieu de nous : vous êtes ses témoins.
vendredi 25 décembre 2009
Noël... côté père
Matthieu 1, 17-25
18 Voici quelle fut l’origine de Jésus Christ. Marie, sa mère, était accordée en mariage à Joseph; or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par le fait de l’Esprit Saint.
19 Joseph, son époux, qui était un homme juste et ne voulait pas la diffamer publiquement, résolut de la répudier secrètement.
20 Il avait formé ce projet, et voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit: "Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit Saint,
21 et elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés."
22 Tout cela arriva pour que s’accomplisse ce que le Seigneur avait dit par le prophète:
23 Voici que la vierge concevra et enfantera un fils auquel on donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit: "Dieu avec nous".
24 A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit: il prit chez lui son épouse,
25 mais il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.
Lorsque Matthieu nous présente Joseph, il nous présente un homme qui a déjà pleinement assumé ce qui lui arrive. Homme juste que Joseph, dit le texte. Un juste qui ne veut pas exposer sa fiancée à la honte et à la menace qui pèse sur une femme adultère ; elle dont il a pourtant d’abord pensé, mettons-nous à sa place, qu’elle l’a trompé… Avant même le mariage. Voilà ce qu’a dessiné le texte.
Mais quel rapport entre l’adoption de Jésus par Joseph et nous ?, me direz-vous peut-être. En quoi cette naissance, la naissance de cet enfant déjà Roi, me concerne ? En quoi dit-t-elle le retour à Dieu et le terme du cheminement de son peuple ? Qu’en est-il pour moi au-delà de la simple histoire de cette jeune fille, Marie, qui a un enfant sans que son fiancé n’y soit pour rien ? Eh bien, au-delà de cette superbe histoire de pardon et d'adoption, l'Évangile nous offre la parole du salut en Jésus-Christ.
Eh bien, c’est cela qu’il s’agit pour nous aussi d'adopter : le salut de Dieu, son projet pour nous — pour que s’accomplisse la promesse selon laquelle Dieu sera avec nous : Emmanuel.
Pour cela, il nous appartient d’accepter à notre tour ce que Joseph a accepté : accepter que la réalité la plus importante de notre vie ne vienne pas de nous-mêmes. Le salut éternel n’est pas quelque chose que nous devons produire par nous-mêmes, il est à recevoir, à adopter comme Joseph adopte dans la foi l’enfant que porte Marie. Le salut de Dieu est ainsi comme une réalité nouvelle qui nous surprend et nous dépasse, une réalité vivante que l'on ne peut connaître qu'en acceptant de la recevoir et de l’aimer : « Dieu avec nous ».
Mais plus que cela, en choisissant d'adopter cet enfant, Joseph reconnaît à Dieu sa place au-dessus de lui-même. Et il nous indique à l’avance que Jésus vient pour une mission inouïe : notre salut éternel.
*
Cette transformation, cette nouvelle dimension de notre vie est au-delà des mots de notre quotidien.
Autant d’expressions qui nous disent aussi que notre naissance spirituelle est quelque chose qui doit se vivre dans notre quotidien. Cette vie nouvelle ne peut entrer dans notre vie qu'à l'exemple de la naissance du Christ, Dieu venant féconder ce que nous sommes pour qu'il en naisse quelque chose de nouveau et d'éternel.
Cette présence, tout en nouveauté, de la vie divine dans le quotidien de Marie est à l'origine de la conception de l’être nouveau qu'est Jésus — qui est ainsi fils de Dieu et d’une fille des hommes.
Sans cette fécondation, nous restons stériles pour Dieu. Une vie ignorant sa portée spirituelle oublierait de manière illusoire ne serait-ce que le vieillissement inexorable de notre corps, en se réfugiant dans l'agitation. Attitude et stérile et frustrante, sans avenir.
Pour être ce que nous sommes selon l'image du Christ, nous devons naître comme lui. C'est-à-dire recevoir la présence de Dieu au cœur de notre histoire personnelle, pour que nous devenions enfant de Dieu selon notre humanité.
C’est de la sorte qu’en Jésus, Dieu accomplit le salut des enfants d’Abraham, enfants de la foi, et cela dans le concret de nos vies.
RP,
Veillée de Noël, Antibes 24.12.09
vendredi 11 décembre 2009
"La modernité d'une Réforme..."

(http ://fr.wikipedia.org/wiki/Vaudois_du_Luberon)

Calvin et les manuels scolaires…
Aspects de l'apport de Calvin à son époque
Calvin et la Loi de la liberté
La résurrection du Christ
Une Alliance qui ne peut être rompue
Année Calvin. Un cheminement intéressant...
Pourquoi Calvin aujourd’hui ?
Obsession Calvin
mercredi 9 décembre 2009
Juifs ou Judéens ?

Au temps du ministère de Jésus, il y a, dans un pays occupé par les Romains, des juifs d’obédiences diverses, souvent divergentes ; et de régions diverses. Dans ce cadre-là, un des contentieux est celui qui ressort des tensions entre Judée et Galilée ; qui qualifient souvent la tension entre les disciples juifs du juif Jésus et les courants plus « officiels » de la foi juive. Or, le même mot dans le grec du Nouveau Testament désigne à la fois les « juifs » en général et les « Judéens » en particulier (« ioudaioi »). En contexte juif palestinien, comme c’est le cas dans les évangiles, quand on veut désigner spécifiquement tel ou tel courant juif particulier, de telle ou telle obédience, géographique ou théologique, on ne peut évidemment pas l’appeler « les juifs » (encore une fois ils le sont tous : cela ne signifierait donc rien). Le terme « ioudaioi » est en revanche naturellement utilisé dans ce contexte pour désigner les Judéens, les habitants de la Judée, afin de les distinguer des Galiléens (et les Galiléens, disciples de Jésus ou pas, sont juifs comme les autres) — ou des Samaritains, de ceux de la Décapole, etc. Ce n’est que dans la diaspora que le lieu référentiel central des juifs en général, la Judée, avec Jérusalem pour capitale, en vient à prendre un sens plus global, et que « ioudaioi » reçoit la signification qu’on lui connaît.
Chaque mise en cause évangélique des « ioudaioi » se situe de fait dans le cadre des polémiques interrégionales palestiniennes, et en aucun cas dans le cadre d’une polémique entre deux religions — dont la seconde n’existe pas ! Les tensions autour de Jésus et de ses disciples sont de l’ordre des tensions avec le pouvoir : Rome ultimement, et médiatement le lieu de son pouvoir, exercé directement (Pilate) ou indirectement (les Hérodiens) ; dans les deux cas, évoquant la Judée. Ce faisant le Nouveau Testament est tout simplement dans la ligne des anciens prophètes juifs, qui n’étaient pas toujours tendres avec le centre du pouvoir. Ainsi, dans les évangiles, la mise en cause des « ioudaioi » par un groupe d’origine galiléenne est tout simplement la mise en cause du pouvoir romano-hérodien et de ses émules. Et il en est clairement de même, concernant les persécutions des chrétiens et la mort du Christ, dans la première épître aux Thessaloniciens, mise en cause à son tour par la série d’Arte sur les origines du christianisme : 1 Thess 2, 14 : « vous avez imité les Églises de Dieu qui sont en Judée, dans le Christ Jésus, puisque vous aussi avez souffert, de vos propres compatriotes, ce qu’elles ont souffert de la part des Judéens », et non pas, évidemment des juifs en général !
Mensuel de l’Église Réformée de France en PACCA,
Billet d’Antibes - Cagnes – Vence, mai 2004








