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vendredi 12 février 2010

Épaisseur de la mémoire (2) : '2010'




2010 : L'Année du premier contact (2010), film américain réalisé par Peter Hyams, sorti en 1984. Il est l'adaptation de 2010 : Odyssée deux publié en 1982, et la suite de 2001 : L'Odyssée de l'espace, sorti en 1968 et réalisé par Stanley Kubrick.

Américains et Soviétiques cherchent à savoir ce qu'est devenu HAL 9000, l'ordinateur "devenu fou" dans 2001 Odyssée de l'espace, resté dans le vaisseau Discovery en dérive dans la proximité de Jupiter. Dans un monde où la guerre froide est toujours d'actualité, le directeur de la mission précédente, l'ingénieur qui a conçu le vaisseau spatial Discovery et le créateur de l'ordinateur, partent avec une équipe soviétique à bord du vaisseau spatial Leonov. Alors que sur Terre les tensions sont au maximum et que la guerre américano-soviétique est sur le point d'éclater, les scientifiques des deux camps vont devoir s'unir pour comprendre l'origine de la folie de HAL et survivre.
(Cf. http://fr.wikipedia.org/wiki/2010_:_Odyssée_deux ;
http://fr.wikipedia.org/wiki/2010_(film))


Publié à l’écrit en 1982, et sorti comme film en 1984, 2010 nous propulse aujourd’hui dans un univers parallèle, dans un autre possible : non seulement celui où, sous la guidance des concepteurs du « monolithe » mystérieux de 2001, va naître un second soleil dans notre système à partir de Jupiter, mais celui où malgré cela, et jusqu'alors, la guerre froide s’est prolongée, où le Mur de Berlin n’est pas tombé en 1989.

Le possible dans lequel nous sommes aujourd'hui en 2010 est celui où Jupiter n’a pas éclos en deuxième soleil ! Notre réel est autre.

Le possible dans lequel le Mur de Berlin de ne s’est pas effondré ne s’est pas avéré non plus. Est advenu un possible tout aussi inconcevable pour Arthur C. Clarke et Peter Hyams, que l’est pour nous celui où Jupiter éclorait en soleil : ce possible inconcevable en 1982-1984, c'est l’effondrement de l’Union soviétique en 1989 !

L'an 2010 du film est en un monde parallèle qui n’est pas advenu. Et pour nous qui habitons le possible advenu, le nôtre, nous évoluons dans une mémoire collective bâtie sur un autre réel que celui que connaissent les personnages de 2010. Un autre 2010 est le nôtre…

* * *

« Dieu connaît les infinis qui ne sont, ne seront et ne furent, et qui néanmoins sont en puissance de la créature. Il connaît aussi les infinis qui sont en sa puissance et qui ne sont, ni ne seront ni n'ont été » (Thomas d’Aquin, Somme contre les Gentils, livre I, ch. 69).

* * *

La mémoire reçue comme histoire, collective, relève d'une lecture des événements advenus, de possibles réalisés comme épaisseur programmatique — d’un ordre similaire au récit de notre mémoire individuelle, advenant elle aussi aujourd’hui comme récit programmatique.

Thématique qui a retenu Philip K. Dick, avec ses androïdes à mémoire implantée dans Blade Runner, ou avec l’hypothèse d’une implantation psychique artificielle de souvenirs dans Total Recall.

Total Recall, film américain de Paul Verhoeven, sorti en 1990, adapté de la nouvelle We can Remember it for You Wholesale de Philip K. Dick.



Doug Quaid, habitant un futur (an 2048) où les efforts de colonisation de Mars auraient porté leurs fruits, a une vie tout ce qu'il y a de plus tranquille : il a un travail, des amis et une femme. Tout pourrait aller pour le mieux... mais Doug Quaid rêve très fréquemment de Mars et d'une femme qu'il connaîtrait là-bas alors même qu'il n'est jamais allé sur cette planète... Ce rêve récurrent le pousse un jour à aller voir une société appelée Rekall malgré les recommandations de sa femme et de son ami Harry.

La société Rekall vend des souvenirs qu'elle implante dans la mémoire de ses clients, prétendus aussi réels que le plus réel des souvenirs. Doug Quaid se laisse tenter par l'aventure et accepte qu'on lui implante des souvenirs d'un voyage sur Mars.

L'employé de Rekall lui déconseille dans un premier temps le voyage sur Mars, mais cède devant l'insistance de Quaid. Il lui propose alors de vivre des aventures d'un genre différent des simples vacances initialement désirées par Quaid. Ces aventures ont pour nom croisière-égo et consistent en souvenirs factices d'une semaine (ou plus) passée dans la peau de la personnalité désirée. Le choix de Quaid se porte vite vers l'agent secret.

L'employé lui dit alors dans les grandes lignes que cette expérience en vaut vraiment le coup, qu'il y aura un très grand nombre d'ennemis qui lui en voudront à mort, qu'il y aura une femme qui finalement sera à ses côtés, qu'il devra découvrir un grand secret et que, à la fin, lui (le gentil) tuera tous les méchants et que tout finira d'une agréable manière.
Doug accepte alors de se faire implanter cette vie d'agent secret...

L'implant se fait, mais il semble y avoir une complication et Doug Quaid est renvoyé (inconscient et incapable de se rappeler son passage chez Rekall) chez lui... où de nombreuses surprises l'attendent.

En se réveillant, Doug est attaqué par Harry et un groupe d'hommes. Doug les tue tous (avec une facilité désarmante) et rentre chez lui pour en parler à sa femme. Celle-ci l'attaque bientôt, sans autre explication. Quaid arrive à la maîtriser et elle lui avoue qu'elle fait partie de l'Agence et qu'il n'est pas Doug Quaid, que sa mémoire a été effacée et qu'on lui a fait d'autres implants.

Doug commence alors à fuir, échappant de peu à ses poursuivants et récupère au bout d'un moment une mallette qui lui aurait autrefois appartenu. La mallette révèle un écran où il se voit lui-même (enfin physiquement parce que la personne qui lui parle dit s'appeler Hauser) lui expliquant qu'il doit se rendre sur Mars afin d'aider la résistance martienne contre Cohaagen, l'administrateur de la colonie fédérale de Mars (incluant les mines martiennes — dont personne ne connaît l'existence sur Terre). Intrigué, Doug suit les conseils de son alter ego et arrive sur Mars...

Là-bas, il doit commencer sa mission... et découvrir Mars. Mais qui est-il vraiment ?
Douglas Quaid ? Hauser, le génial espion ? Les deux ? Aucun ? S'agit-il de l'implant de mémoire ? Ou est-ce la réalité ? Il n'est pas facile de trancher. Des indices semblent donnés aussi bien pour accréditer l'une ou l'autre des réalités, des deux mémoires...


Alternance de possibles collectifs, de mémoires collectives alternatives à nouveau, et à nouveau selon Philip K. Dick, dans son roman Le Maître du Haut Château (titre original : The Man in the High Castle).




En 1947, les Alliés capitulent devant les forces de l'Axe (Allemagne nazie, Japon impérialiste, Italie fasciste). Les États-Unis sont divisés en trois :

- Une zone orientale dont il est question dans le roman seulement sous forme de rumeurs de camps de concentration ;
- Une zone Pacifique sous domination japonaise ;
- La zone centrale qui forme un pays vassalisé et exsangue.

Ce sont dans les deux zones centrale et occidentale que se déroulent les différentes actions de l'intrigue. On suit à San Francisco plusieurs personnages :

Au cœur du livre, un roman : La Sauterelle pèse lourd. Sa mention revient de nombreuses fois au cours de la narration. Son titre provient d'une citation de l'Ecclésiaste (12:5).

La Sauterelle est un roman dans le roman, une uchronie dans l'uchronie : son auteur, Hawthorne Abendsen, a écrit cette histoire où les Alliés sont vainqueurs de l'Axe. Les héros japonais et allemands s'intéressent de près à ce livre, et les nazis veulent en éliminer l'auteur. Philip K. Dick ne nous livre pas tous les détails de ce roman. Mais le monde qui y est décrit n'est pas tout à fait semblable au nôtre. La Sauterelle parle bien du président Roosevelt (assassiné dans le monde du Maître du haut château) et de la bataille de Stalingrad. Cependant, il est aussi évoqué une domination anglo-saxonne sur la Russie et même une possible guerre entre le Royaume-Uni et les États-Unis.

Dans le roman, le livre La Sauterelle est interdit dans toute la partie sous domination nazie.

Si l’uchronie écrite par Philip K. Dick change le cours de l'histoire, l'auteur part de l'histoire réelle dont les éléments se retrouvent dans ce monde changé :

C'est la mort précoce du président Roosevelt qui constitue le point de changement pour Philip K. Dick.

Le régime nazi se perpétue dans les territoires conquis : génocide sur la Côte Est, et rumeur de conquête et de nettoyage ethnique en Afrique.

Dick ne peut imaginer une Seconde Guerre mondiale qui ne se terminerait pas en Guerre froide. Les relations entre les alliés allemands et japonais sont loin d'être cordiales dans le roman.

Les habitants des États-Unis se relèvent lentement de la défaite par l'innovation artisanale, par la vente de leur patrimoine à des vainqueurs qui l'apprécient. Ils commencent à prendre leur revanche comme le montre le personnage Frank dans sa relation avec les Japonais, mais sont décrits comme gardant un fort complexe d'infériorité devant la culture de leurs vainqueurs.

Les Etats-Unis n'ont pas eu les moyens de développer leur aviation à réaction. L'ingénieur allemand Werner von Braun qui va inventer pour l'Allemagne des fusées pour les vols intercontinentaux : la Lune est conquise peu après la fin de la guerre, les premières missions vers Mars commencent dans la décennie qui suit, ce que Dick impute dans le livre au goût pour l'abstraction de la culture allemande, « La race, la colonisation spatiale, l'espace vital : ils ne raisonnent que comme ça ».

(Dans la réalité, c'est bien von Braun qui a développé des fusées-missiles V2 pour Hitler avant d'être récupéré par les États-Unis d'Amérique et de participer aux projets de fusées spatiales.)

Dans un roman où le monde est clairement sous la domination de l'Axe, les personnages du Maître du haut château découvrent par le roman La sauterelle, via le Yi King, que les Alliés ont vraiment gagné la guerre, affirmant qu’en fait : "l'Allemagne et le Japon ont perdu la guerre" !

On peut y voir une nouvelle mise en abyme où, sans se l'avouer clairement, les personnages doivent admettre qu'ils vivent dans une fiction. Cependant, le livre La sauterelle ne décrit pas tout à fait notre réalité — renvoyant à notre propre questionnement, quelle est notre réalité ? Car nous aussi, comme les personnages du roman, nous lisons un livre qui nous décrit un autre monde en nous disant "c'est la réalité". À travers ces jeux de miroirs, le roman de Philip K. Dick pose à nouveau la question de la définition de la réalité, de sa frontière avec la fiction, de notre existence et de son incertitude.


Au jour où tremblent les gardiens de la maison,
où se courbent les hommes vigoureux,
où s'arrêtent celles qui meulent, trop peu nombreuses,
où perdent leur éclat celles qui regardent par la fenêtre,
quand les battants se ferment sur la rue,
tandis que tombe la voix de la meule,
quand on se lève au chant de l'oiseau
et que les vocalises s'éteignent ;
on a peur de ce qui est élevé,
on a des frayeurs en chemin,
tandis que l'amandier est en fleur,
que la sauterelle pèse lourd
et que le fruit du câprier éclate ;
alors que l'homme s'en va vers sa maison d'éternité,
et que déjà les pleureuses rôdent dans la rue ;
— avant que ne se détache le fil d'argent
et que la coupe d'or ne se brise,
que la jarre ne se casse à la fontaine
et qu'à la citerne la poulie ne se brise,
— avant que la poussière ne retourne à la terre, selon ce qu'elle était,
et que le souffle ne retourne à Dieu qui l'avait donné.
Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste,
tout est vanité.
(Ecclésiaste 12, 3-8)




lundi 1 février 2010

Épaisseur de la mémoire — Blade Runner et Rachel




Blade Runner — ou Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? (Do Androids Dream of Electric Sheep?), roman de science-fiction écrit par Philip K. Dick en 1966 et publié deux ans plus tard aux USA.

Adaptation cinématographique par Ridley Scott en 1982 avec le film Blade Runner.



... Dans les dernières années du 20ème siècle, ont été conçus les « replicants », des androïdes prévus pour durer quatre ans, capables de travailler et d’assister les êtres humains, dont rien ne peut les distinguer.

Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? ou : les souvenirs comme implants mémoriels ? — question qui se pose à Rachel, une « replicant » qui pensait être humaine…



« La vérité que Rachel commence à entrevoir sur son compte est si intolérable qu'elle s'empresse de démentir Deckard en lui opposant une photo de famille qui la montre petite fille au côté de sa mère. Deckard, qui a lu son dossier (preuve qu'elle est une "replicant"), lui raconte un souvenir lié à un épisode de son enfance qu'elle est censée avoir vécu avec un ancien ami. A l'évocation de cette réminiscence enfouie au cœur de sa mémoire, Rachel est émue jusqu'aux larmes. Deckard, alors, s'empresse d'abattre ses dernières résistances en lui affirmant que ce ne sont pas ses propres souvenirs, contrairement à ce qu'elle croit, que ce sont sans doute ceux de la nièce de Tyrel qu'on lui aurait implantés en guise de mémoire artificielle. [...] Découvrir qu'on n'a pas eu d'enfance, qu'on n'a jamais été enfant, qu'on n'a jamais eu de mère, qu'on est une machine à l'effigie humaine qui n'a tout au plus que quatre ans d'existence »... (In "Lumineux regrets")



Détail d’un souvenir d’enfance qu’elle croyait intime : souvenir d’ « une araignée dans un buisson devant la fenêtre. Corps orange, pattes vertes. Tissant sa toile. Et un jour l’araignée a pondu un gros œuf. Et l’œuf a éclos », raconte Deckard. Et Rachel enchaîne : « l’œuf a éclos. Et des centaines de bébés araignées sont apparus. Ils l'ont mangée »...

Souvenir implanté… Selon la durée d’existence des « replicants » Rachel a entre un an et quatre ans, avec une épaisseur mémorielle plus profonde, jusqu’en ses souvenirs d’enfance, jusqu’en sa connaissance de la musique via ses souvenirs d’apprentissage du piano… Élément d’une carte mémoire…



Mais au fond…

Qu’en est-il de Deckard lui-même ?

Si dans le roman de Philip K. Dick, Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, Rick Deckard est clairement identifié comme un humain, le film est beaucoup plus ambigu... La nature de Deckard dépend de la version qui est visionnée.




« Deckard est-il humain ? Le montage de (la version du film de) 1992 réintègre une scène où apparaît une licorne, laissant voir un rêve de Deckard et quelques plans montrant la fascination qu’il partage avec les replicants pour les photos. La licorne en papier plié laissée par Gaff, le policier qui l’arrête au début du film, devant l’appartement suggère que le policier connaît les rêves de Deckard, tout comme Deckard connaît le secret de Rachel, un souvenir d’araignée qu’elle croyait secret mais dont il lui parle. [Cela suggèrerait que] Rick est lui aussi un replicant [?] » (http://cercles.com/n18/tron.pdf)

(Musique de Vangelis :)



... Qu’en est-il de notre propre épaisseur mémorielle, du substrat mémoriel de notre aujourd’hui, seule réalité présente ?

... « Aussi longtemps qu’on peut dire "aujourd’hui" »...
(Épître aux Hébreux, ch. 3, v. 13).







lundi 21 juillet 2008

Blade Runner



Blade Runner. Film américain de Ridley Scott sorti en 1982 mais dont la dernière version (dite Final Cut) a été éditée en 2007 sur DVD. Libre adaptation du roman Do Androids Dream of Electric Sheep? (Les androïdes rêvent-ils de brebis électriques ?) écrit par Philip K. Dick en 1966, le film lui est dédié.




Dans les dernières années du 20ème siècle, des milliers d'hommes et de femmes partent à la conquête de l'espace, fuyant les mégalopoles devenues insalubres. Sur les colonies, sont conçus les « répliquants », des androïdes capables de travailler et d'assister les êtres humains, dont rien ne peut les distinguer.
Los Angeles, 2019. Après avoir massacré un équipage et pris le contrôle d'un vaisseau, les répliquants de type Nexus 6, le modèle le plus perfectionné, sont désormais déclarés « hors la loi ». Quatre d'entre eux parviennent cependant à s'échapper et à s'introduire dans Los Angeles. Un agent d'une unité spéciale, un blade-runner, est chargé de les éliminer. Selon la terminologie officielle, on ne parle pas d'exécution, mais de retrait...


Le film Blade Runner est actuellement disponible avec deux fins (principale différence entre les deux versions, la version « cinéma » de 1982 et la version Director's cut de 1992). Mais il existe six versions, six montages différents du même film.
La fin dite alternative a été voulue par les producteurs de la Warner Bros, pour éviter au public d'être choqué par un héros (joué par Harrison Ford) paraissant lâche, faible et désabusé dans un univers sombre et peu engageant.
Affolés par la très mauvaise opinion générale, les producteurs ont donc remonté — sans l'accord du réalisateur Ridley Scott — la fin, en ajoutant une voix-off afin de « permettre au spectateur de mieux comprendre le film ». Dix ans plus tard, Ridley Scott pourra reprendre le montage de son film mais la Warner, voulant à nouveau faire valoir son droit sur le film, posa un ultimatum au réalisateur qui dut — pour pouvoir tenir le délai — abandonner une partie de la restauration.
La dernière version du film est parue en France le 5 décembre 2007, en version simple et en coffret, pour célébrer le 25e anniversaire du film. Ce dernier regroupe toutes les versions du film.


Inspiré du roman de Philip K. Dick, Ridley Scott propose un film sombre, plongé dans un avenir proche chaotique, caractérisé principalement par la déliquescence de la planète Terre et la fuite des humains vers l’espace et Mars en particulier pour une colonisation en masse.
Les hommes ont créé les « répliquants » humanoïdes.
Mais inévitablement la machine ayant remplacé l’homme, la machine dépasse l’homme... Pour contrer les rébellions, des unités spéciales sont chargés de « retirer » les répliquants de leurs services. Deckard (Harrison Ford), en vieux flic retiré du métier, joue un rôle de marginal, rappelé pour ses qualités et son efficacité, désabusé, abattu, il se lance dans une nouvelle quête de rédemption personnelle qui va le conduire jusqu’à une nouvelle perception de sa propre vie :


À la Tyrell Corporation, Deckard rencontre Rachel, une répliquante qui se croit humaine et dont il tombe peu à peu amoureux. Par la suite, Rachel prendra conscience de sa nature de répliquante. Deckard sera dès lors chargé de l'éliminer elle aussi, mais ne pourra s'y résoudre.
Les androïdes sont mus par leur recherche de la vérité et essaient de trouver les explications sur eux-mêmes dans une profonde quête. Ils cherchent un moyen de vivre plus longtemps et gravissent un à un les échelons vers la connaissance, mais leur destin (la mort) les rattrape... En effet, au fil des années, ils semblent développer des sentiments et prennent conscience de leur propre fin « programmée »...
Quant à Deckard, il en apprend progressivement plus sur lui-même au contact de ces humanoïdes dont l' « humanité » est parfois plus forte que celle des Blade Runners !...


La bande originale du film a été composée par Vangelis.





« Il lui fut donné d’animer l’image de la bête, afin que l’image de la bête parle et fasse mettre à mort tous ceux qui ne se prosterneraient pas devant l’image de la bête. »  (Apocalypse 13, 15)